Le tourisme français face à un système saisonnier qui craque

Crise saisonnière : comment Ohmyseason réinvente le recrutement pour sauver votre été.

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« 65 000 emplois saisonniers n'ont pas été pourvus en 2025. »

Lorsque Nathalie Delattre a prononcé cette phrase, beaucoup y ont vu une simple difficulté de recrutement. Pourtant, derrière ce chiffre se cache une réalité bien plus profonde.

Parce que le problème du tourisme français aujourd'hui n'est pas seulement qu'il manque des candidats.
Le problème, c'est que le modèle sur lequel repose l'emploi saisonnier depuis des années montre de plus en plus ses limites.

Pendant que les restaurants affichent complet, que les campings accueillent des milliers de vacanciers et que les hôtels préparent la haute saison, une autre bataille se joue en coulisses : celle du recrutement.

Et sur ce terrain, les tensions sont devenues permanentes.

Selon l'enquête Besoins en Main-d'Œuvre (BMO) 2026 de France Travail, près de 44 % des recrutements dans le tourisme sont considérés comme difficiles. Une situation qui touche aussi bien les stations balnéaires que les territoires ruraux ou les destinations de montagne.

Pour certains établissements, les conséquences sont bien réelles : des chambres qui restent fermées, des services réduits, des amplitudes horaires limitées ou des projets de développement mis en pause faute de personnel.

Le sujet n'est plus ponctuel. Il est devenu structurel.

Aujourd'hui, trouver un logement est parfois plus difficile que trouver un emploi

Pendant longtemps, le débat s'est concentré sur les salaires ou l'attractivité des métiers. Mais sur le terrain, les employeurs racontent souvent une autre histoire. Une histoire où le principal obstacle n'est plus de trouver un candidat, mais de réussir à l'accueillir.

Dans de nombreuses zones touristiques, la pression immobilière a complètement rebattu les cartes. Entre la hausse des loyers, la raréfaction des logements disponibles et le développement des locations de courte durée, se loger est devenu un véritable parcours du combattant.

La Cour des comptes soulignait déjà en 2025 que l'accès au logement constituait l'un des principaux freins au recrutement dans les territoires touristiques.

Et les conséquences sont immédiates.

Un candidat peut être motivé, qualifié et prêt à travailler. S'il ne trouve pas où dormir, il ne viendra pas.

C'est aussi simple que ça.

Le saisonnier de 2026 n'est plus celui d'il y a dix ans

Une autre transformation est en train de bouleverser le marché.

Les attentes des travailleurs saisonniers ont changé.
Longtemps, un emploi saisonnier était avant tout considéré comme un moyen de gagner de l'argent pendant quelques mois.

Aujourd'hui, notamment chez les jeunes générations, la logique est différente.
Les candidats cherchent bien sûr un salaire. Mais ils cherchent aussi une expérience.

Ils veulent connaître l'ambiance de travail, comprendre le fonctionnement de l'établissement, savoir où ils vont vivre, avec qui ils vont travailler et dans quelles conditions ils seront accueillis.

En réalité, ils ne choisissent plus seulement un emploi.
Ils choisissent un projet de vie temporaire.

Le problème, c'est que beaucoup de méthodes de recrutement n'ont pas évolué au même rythme.

Des milliers d'offres continuent d'être publiées avec quelques lignes sur un poste et une rémunération, alors que les candidats attendent aujourd'hui beaucoup plus de transparence et de projection.

Le recrutement saisonnier ne se joue plus uniquement sur une fiche de poste.

Il se joue sur l'expérience globale proposée.

Un marché immense… mais encore très mal structuré

Le paradoxe est là.

Le travail saisonnier représente chaque année plusieurs centaines de milliers d'emplois dans le tourisme, l'agriculture, l'hôtellerie-restauration ou encore les loisirs.

Pourtant, il reste l'un des marchés les moins structurés de l'emploi français.

CDD saisonniers, extras, contrats d'usage, intérim, contrats vendanges... les dispositifs se multiplient sans véritable vision d'ensemble.

Les employeurs perdent du temps.

Les candidats se dispersent.

Les recrutements deviennent plus complexes.

Et au final, tout le monde y perd.

Ce manque de fluidité explique en partie pourquoi autant d'offres restent encore sans réponse alors même que de nombreux candidats recherchent activement une saison.

C'est précisément pour répondre à ces blocages qu'est née Ohmyseason

Chez Ohmyseason, le constat de départ était simple.

Le problème n'est pas qu'il manque des candidats.

Le problème, c'est que le marché saisonnier ne fonctionne plus de manière suffisamment fluide.

Depuis plusieurs années, la plateforme travaille exclusivement sur cette problématique.

Avec plus de 250 000 talents dans son écosystème, plus de 450 établissements partenaires et une communauté qui continue de grandir partout en France, Ohmyseason s'est imposée comme l'un des acteurs spécialisés du recrutement saisonnier.

Mais contrairement à une plateforme d'emploi classique, son rôle ne se limite pas à diffuser des annonces.

L'objectif est beaucoup plus large : supprimer les freins qui empêchent réellement un recrutement d'aboutir.

Cela passe évidemment par la visibilité des offres, mais aussi par la qualification des candidats, l'accompagnement des employeurs, la valorisation de leur marque employeur et surtout la prise en compte des problématiques qui bloquent les recrutements avant même qu'ils ne commencent.

Le logement en fait partie.

C'est pourquoi Ohmyseason développe également des solutions et des partenariats dédiés à l'hébergement des saisonniers, notamment à travers son réseau de logements partenaires répartis sur l'ensemble du territoire.

Parce qu'un recrutement réussi ne se limite pas à une signature de contrat.

Il commence souvent par une question beaucoup plus simple :

"Où vais-je vivre pendant ma saison ?"

Du recrutement à l'expérience saisonnière

Cette vision porte un nom chez Ohmyseason : le Seasoning.

L'idée est simple.

Arrêter de considérer la saison comme un simple contrat temporaire et la voir comme une expérience complète.

Une expérience qui doit être attractive pour les candidats, mais aussi durable pour les employeurs.

Cela passe par davantage de transparence, une meilleure préparation des saisons, un accompagnement plus humain et une relation plus équilibrée entre les établissements et leurs équipes.

Car dans un marché sous tension, fidéliser devient presque aussi important que recruter.

Et les employeurs qui réussissent le mieux sont souvent ceux qui ont compris cette évolution.

Le futur du saisonnier ne se jouera plus uniquement dans les annonces

Les difficultés de recrutement observées aujourd'hui dans le tourisme ne sont probablement qu'un symptôme. Le véritable enjeu est ailleurs.

Comment rendre le travail saisonnier plus accessible ?

Comment permettre à un candidat de trouver un emploi, un logement et un cadre de travail adaptés ?

Comment aider les employeurs à attirer les bons profils sans passer des mois à recruter ?

Comment construire un marché plus fluide, plus transparent et plus humain ?

Le chiffre avancé par Nathalie Delattre agit comme un signal d'alarme. Mais il montre aussi que le recrutement saisonnier est en train d'entrer dans une nouvelle phase.


Une phase où il ne suffira plus de publier une annonce pour recruter.

Une phase où les acteurs capables de résoudre les problèmes de logement, de mobilité, d'attractivité et d'accompagnement feront la différence.

Parce qu'au fond, le tourisme français ne manque pas de talents.
Il manque surtout de solutions capables de connecter durablement les bonnes personnes aux bonnes opportunités.