Retour sur VivaTech 2026 et la mise en lumière du recrutement saisonnier jusqu’au ministre du Tourisme.

Pendant quelques jours, Paris ne ressemble plus à Paris.
À la Porte de Versailles, les halls deviennent un écosystème à part entière. Des milliers de startups, des centaines d’investisseurs, des délégations venues du monde entier, des conférences qui s’enchaînent sans pause. L’impression est la même pour beaucoup de visiteurs : celle d’un lieu où le futur se teste en direct.
Pour cette 10e édition, VivaTech a réuni plus de 200 000 visiteurs et 15 000 startups. Mais au-delà de l’ampleur, ce qui marque surtout, c’est la densité des sujets, et la manière dont certains enjeux longtemps périphériques dans la tech commencent à s’imposer dans les discussions centrales.
Parmi eux : le travail, l’emploi, et plus spécifiquement les métiers du tourisme et du saisonnier.
C’est dans ce contexte qu’Ohmyseason a pris part à VivaTech 2026, avec une présence à double entrée dans l’écosystème.

Cette année, Ohmyseason a été présente à VivaTech à travers deux dispositifs complémentaires.
D’un côté, un stand au sein du TravelTech Hub, l’espace dédié aux acteurs du tourisme, de l’hospitalité et des mobilités, aux côtés de grands groupes et de startups du secteur.
De l’autre, une présence dans le programme Impact Builders, porté par Diversidays en collaboration avec L'Escalator, dans l’écosystème global de VivaTech.
Deux environnements différents, mais une même logique : confronter une solution de recrutement saisonnier à la fois aux enjeux sectoriels du tourisme et aux dynamiques plus larges de la tech à impact.
VivaTech 2026 est avant tout un salon où l’intelligence artificielle est omniprésente. Agents autonomes, robotique, automatisation des processus, outils de productivité augmentée : les usages se multiplient et les promesses aussi.
Les grandes figures internationales de la tech sont venues y exposer leurs visions du futur, entre innovation radicale et transformation industrielle.
Mais derrière cette effervescence technologique, une question revient de plus en plus souvent dans les échanges professionnels : comment ces transformations impactent-elles les métiers existants, en particulier ceux qui ne sont pas nativement “tech” ?
C’est précisément sur ce terrain que le sujet du travail saisonnier a trouvé une résonance particulière cette année.

Le TravelTech Hub rassemble les acteurs du tourisme, de l’hôtellerie et des technologies appliquées au voyage. On y retrouve des groupes comme Accor ou Club Med, mais aussi des startups qui travaillent sur la data, l’expérience client ou la digitalisation des opérations.
Dans cet environnement, une réalité s’impose rapidement : l’industrie touristique repose sur une main-d’œuvre saisonnière massive, indispensable, mais encore trop souvent difficile à recruter et à stabiliser.
C’est ici que la proposition d’Ohmyseason prend tout son sens : structurer un marché très fragmenté, où la rencontre entre employeurs et candidats reste encore trop souvent inefficace, chronophage ou peu qualifiée.

L’un des moments forts de cette édition ne s’est pas joué uniquement sur les scènes tech, mais dans les échanges institutionnels autour du TravelTech Hub.
Lors du lancement de la 4e promotion du programme France Tourisme Tech, le ministre en charge du Tourisme a annoncé l’ouverture de cette nouvelle édition dédiée aux startups du secteur, en rappelant les enjeux stratégiques liés à l’innovation dans le tourisme.
Dans son intervention et ses échanges sur place, il a également cité Ohmyseason comme exemple d’acteur qui contribue à répondre aux tensions de recrutement saisonnier dans le secteur, en lien avec les expérimentations menées avec de grands groupes comme Accor.
Ce moment est symbolique à double titre.
D’abord parce qu’il montre que le sujet du recrutement saisonnier n’est plus seulement opérationnel, mais devient un enjeu reconnu dans les politiques d’innovation du tourisme.
Ensuite parce qu’il illustre une bascule : celle d’un secteur historiquement perçu comme traditionnel, qui entre désormais pleinement dans les logiques d’innovation, de structuration et d’expérimentation à grande échelle.

Autre moment structurant : la scène de PwC dans le cadre du programme Impact Builders.
Plusieurs entrepreneurs y ont présenté leurs projets devant un jury composé de figures de la tech, de l’investissement et de l’impact.
Pour Ohmyseason, ce pitch a permis de mettre en lumière un enjeu simple mais massif : le recrutement saisonnier reste l’un des grands angles morts du marché du travail en France, alors même qu’il conditionne le fonctionnement d’un secteur économique majeur.
L’exercice du pitch oblige à condenser une vision, mais il permet surtout de tester sa lisibilité : est-ce que le problème est compris ? Est-ce que la solution est crédible ? Est-ce qu’elle répond à une tension réelle ?
Dans ce cadre, la reconnaissance obtenue sur scène vient valider un point clé : la structuration progressive d’un marché encore très éclaté.
Derrière Ohmyseason, il y a un constat issu du terrain.
La France est la première destination touristique mondiale. Mais cette performance repose sur des centaines de milliers de travailleurs saisonniers chaque année, répartis dans l’hôtellerie, la restauration, les loisirs, les stations balnéaires ou de montagne.
Ce système est essentiel, mais encore insuffisamment structuré.
Les recrutements sont souvent rapides, décentralisés, et fortement dépendants des réseaux locaux. Les candidats, eux, peinent parfois à identifier les bonnes opportunités ou à être accompagnés dans leurs mobilités.
C’est sur cette fracture que s’est construite Ohmyseason : rendre ce marché plus lisible, plus fluide et plus fiable, sans perdre sa dimension humaine.
Aujourd’hui, la plateforme accompagne environ 300 000 talents et collabore avec près de 450 entreprises partenaires.

Au-delà des stands, VivaTech a aussi été rythmé par la présence continue des équipes Diversidays et du programme Impact Builders.
Les entrepreneurs ont participé à des pitchs, des interviews, des passages médias et des rencontres organisées tout au long de l’événement.
Des moments avec des acteurs du tourisme, des passages sur des plateaux comme VivaTech News, des échanges avec des journalistes spécialisés, mais aussi des rencontres avec des investisseurs et des partenaires institutionnels.
Ces dispositifs jouent un rôle clé : ils permettent de connecter des startups à impact avec des écosystèmes plus larges, et de faire circuler des solutions qui, sans cela, resteraient parfois confinées à leur secteur d’origine.
Ce que cette édition montre surtout, c’est que les frontières entre tech et économie réelle s’effacent progressivement.
Les sujets liés au travail, à l’emploi et aux territoires ne sont plus périphériques. Ils deviennent des composantes centrales des discussions sur l’innovation.
Dans les allées du salon, au-delà des démonstrations technologiques, ce sont souvent les mêmes questions qui reviennent : comment recruter ? comment former ? comment fidéliser ? comment rendre les métiers plus attractifs ?
Autant de questions qui dépassent largement la seule dimension technologique.
VivaTech se termine, mais les tensions du marché du travail saisonnier restent intactes.
Les besoins de recrutement dans le tourisme continuent de croître. Les entreprises cherchent à stabiliser leurs équipes. Les candidats, eux, attendent davantage de clarté et de fluidité dans les parcours proposés.
Ce que cette édition a montré, c’est que ces enjeux entrent désormais dans le champ de l’innovation et des politiques publiques.
Et que le travail saisonnier, longtemps invisible dans les grands récits de la tech, commence enfin à y trouver sa place.